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Studio dans un HLM sans histoire.

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Sakura Clow
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MessageSujet: Studio dans un HLM sans histoire.   Mer 23 Avr - 22:30

Studio de Sakura Clow


Ouf... Enfin rentrée à la maison. Oh, "maison" est peut-être un bien grand mot, mais pour une lycéenne comme moi, je ne vais pas chipoter. Eh oui, je vis dans un petit studio des HLM de Karakura, et je ne m'en plains pas. Comme à mon habitude, je dépose mon sac sur le lit à la gauche de l'entrée, et je verrouille la porte derrière moi. On est jamais trop prudent... Je suis encore jeune, et je vis toute seule dans cet endroit après tout. Depuis deux ans que je vis ici, jamais je n'ai laissé la porte ouverte. J'ai bien trop peur de ce qui pourrait arriver... Enfin, je n'insinue pas non plus vivre dans un quartier mal-famé, mais c'est ma nature, je suis un peu peureuse.

Allez, un passage par le frigo (sous l'évier dans la salle de bain, la classe!) est réclamé par mon estomac. Je dois avoir une horloge dans le ventre, c'est pas possible autrement... Mais avant, je dois libérer petit lapin blanc de mon sac. Je lâche alors la poignée de la porte, et m'en retourne vers mon lit. Et comme le matelas me fait les yeux doux, je me laisse volontiers tomber dessus en soupirant de soulagement. Je rebondis légèrement dessus, et enfonce mon visage dans les oreillers. Les draps fraîchement lavés caressent ma peau avec une douceur bienvenue! En revanche, quelque chose m'appelle au pied du lit. Et ce quelque chose est enfermé dans mon sac. Je rougis jusqu'aux oreilles, un peu honteuse de l'avoir laissé là dedans tout ce temps. Juste le temps de me relever et je me jette sur la fermeture éclair, l'ouvrant d'un seul coup. Et il ne se fit pas plus attendre. Tout de suite une petite tête de peluche blanche, avec de grandes oreilles et un joyau en forme d'oeuf sur le front, surgit des méandres de mon sac de cours. Ses yeux, fermés, empêchent toujours mes yeux de medium de lire dans ses pensées. Et justement, je me demande bien ce qui lui passe par la tête à ce moment précis... Un sourire discret s'esquisse sur mes lèvres sans que je ne m'en rende compte. Je réagis comme un automate pour ce qui est du sourire... Et quant à ce que pense mon ami le lapin blanc, je n'allais pas tarder à le savoir.


-Dis, j'ai faim!

Ahah... C'était donc ça... Bon, très bien. Alors on va s'en mettre plein la panse à deux!


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Sakura Clow
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MessageSujet: Re: Studio dans un HLM sans histoire.   Ven 25 Avr - 18:16

Lien vers le début du RP : Retour sur les lieux d'une Bataille

Oh… J’ai mal à la tête… Comment ai-je bien pu me faire ça ? Et puis, où suis-je ? Cette odeur me rappelle bien quelque chose mais quoi ? Ouh…Je n’ai pas les idées claires, je ne sais plus trop à quoi je pense. Calmes-toi avant quoi que ce soit d’autre ma p’tite Sakura, ou tu vas encore faire quelque chose de maladroit. Ah, je me souviens de comment je m’appelle, c’est déjà pas trop mal ma foi. Date de naissance ? 1er Avril. Je m’en rappelle aussi. La dernière chose que je me souvienne avoir vu ? ……..

-SHAOLAN !!

Je redresse mon buste d’un coup, hurlant le prénom de l’homme au regard chocolat. Il me semble bien que j’ai les yeux ouverts, mais je ne distingue qu’un large voile blanc. La panique s’empare de moi. Je cherche à bouger, mais le voile blanc me masque intégralement la vue, et je finis par tomber vers l’avant dans une tentative désespérée de me relever. Ma tête cogne contre quelque chose de dur, et je plaque immédiatement mes mains sur l’endroit à présent douloureux de mon crâne. J’étouffe un gémissement de douleur, et me recroqueville sur moi-même. Mes yeux sont toujours ouverts, et peu à peu, alors que la douleur se dissipe assez rapidement, je recommence à distinguer des formes. Enfin, je recouvre complètement la vue, et je me surprends à trouver un pied de table juste devant mon nez. Je ne sais pas combien de temps j’ai gardé mon regard fixé sur ce truc, mais il m’a bien semblé être une éternité. Bref, il va bien falloir que je… Je ne sais pas pourquoi mais plus je regarde ce pied de meuble, et plus il me rappelle quelque chose. Et puis le parquet sur lequel je me suis étalée comme une crêpe tout à l’heure… C’est moi, ou bien c’est le même parquet que celui qui est dans… Non, c’est bien lui. Je suis dans mon Studio. Mais qui ?

Une voix parvient à mes oreilles et dessine sur mes lèvres un sourire soulagé. J’étend mes jambes, jusqu’à lors repliées sous mon corps. À peine quelques mouvements et je fais déjà la grimace. Mes muscles se plaignent d’une bien lâche façon… Ce genre de courbature aurait pu réveiller un mort se plaignant d’arthrose ! Mais je ravale ma douleur et lève mon visage vers celui dont j’avais hurlé le nom. Des yeux chocolat à la profondeur insondable, surmontés de sourcils qui n’ont de cesse d’être froncés, le tout sur un visage amical et de très loin apprécié. Shaolan… Le simple fait de l’avoir en face de moi me rassure, et je me redresse tant bien que mal dans une position assise un peu plus décente. Je replace confusément ma jupe, alors remontée non loin de mon bas, sans jamais quitter l’homme du regard. J’ai bien fait attention à ne pas le regarder dans les yeux, le mal de tête me coupant l’envie de devoir gérer une nouvelle prémonition. L’air de rien, c’est fatigant pour l’esprit. Je hasarde rapidement mon regard sur la pièce et constate que rien n’a bougé. Je ne vois cependant mon sac, ni Mokona, et m’inquiète un peu de cette absence. Alors que je m’apprêtais à demander à l’homme s’il savait où se trouvait le Soul Mod, celui-ci se rapprocha un peu plus de moi. Je ne parle pas, attendant de voir ce qu’il compte faire. Je ne m’en rend même pas compte, mais je souris encore. Shaolan place alors ses deux bras sous moi, l’un attrapant les jambes et l’autre soutenant mon buste redressé. Ma tête vient se déposer sur son épaule, et je sens mon corps être soulevé par une tendre puissance. Mon esprit est encore un peu embué, et je ne me rend pas tout de suite compte qu’il me ramène sur mon lit. C’est de là que j’ai du tomber tout à l’heure. Mais j’y pense, je suis sûrement passée pour une belle cruche à m’étaler comme ça toute seule, de tout mon long sur le parquet. Ma tête a cogné contre le sol d’ailleurs… Je vais avoir une bosse. Sur le matelas, j’ai la sensation que mon corps ne m’appartient plus, et que mon esprit flotte quelques centimètres au-dessus de lui, dans les airs. Je distingue vaguement Shaolan tirer les couvertures sur moi, mais je lui fais signe que ce n’est pas la peine. Je préfère rester comme ça. Le quittant des yeux pour fixer avidement le plafond, je laisse à mon corps le temps de se remettre de ses émotions, et en profite pour resituer tous mes souvenirs dans le bon ordre. Je sais bien qu’il n’est pas poli de ne pas adresser la parole à Shaolan, mais il peut bien comprendre sans moi que j’ai besoin de savoir où j’en suis.

Tout a commencé ce matin, avec ma rencontre avec Mokona. C’est là que j’ai découvert l’existence de Soul Society et d’autres gens comme moi, aux pouvoirs inhumains. Puis il y a eu cette autre rencontre, avec ce Shaolan aux yeux chocolat… Tiens, ça me fait penser que c’est toujours ce dont je me souviens le mieux chez les gens ; la couleur de leurs yeux. Je vais finir par l’appeler chocolat si ça continue comme ça… Bon, je m’égare d’un seul coup. Va sérieusement falloir que je m’entraîne à axer mon attention sur quelque chose plus de dix secondes d’affilées. Oh ? Y’a un bout de plâtre qui se détache du- RAAAAAH ! Mais qu’est-ce que tu viens de penser pour toi-même Sakura ? Remets en ordre tes idées avant de faire quoi que ce soit d’autre ! Hum… Je me demande si je souris toujours… J’ai un peu mal aux joues, ça doit être le cas. Est-ce que Shaolan me regarde ? Je ne sais pas trop, je n’ose plus risquer mes yeux sur lui… Si jamais je rencontre les siens à nouveau, je vais avoir mal à la tête… Au fait, je n’arrive pas à me rappeler de ce qui s’est produit par la suite. Je vois bien Makoto et sa bande se rapprocher de moi, mais après, plus rien. Juste le souvenir du visage de Shaolan qui s’efface et qui s’efface, pour laisser la place à ce voile blanc aveuglant. Si ça se trouve, je suis tombée dans les pommes, parce que je me vois mal passer de la cour du lycée à mon Studio d’un claquement de doigt. Je finis alors par lâcher le plafond des yeux pour le ramener à Shaolan, veillant à fuir son regard. Il est lui-même en train de me regarder, assis à côté de moi sur le rebord du lit. Je sens mes joues picoter sous l’afflue du sang. Et voilà, je rougis comme une tomate. Remarque, une tomate souriante, en voilà quelque chose d’amusant ! Tiens ? Mais c’est Mokona sur son épaule ! Si ça se trouve, il est là depuis tout ce temps, mais à force d’éviter de trop regarder l’homme, je ne l’avais pas vu. Enfin, il est là, et c’est bien tout ce qui compte. Un poids se décharge de mon cœur, et je me sens sensiblement mieux. Du moins suffisamment pour prononcer quelques paroles. Je suis surprise de constater que ma voix reste extrêmement faible, malgré le fait que je me sente mieux, et je dois m’efforcer étrangement fort pour articuler correctement :

- Shaolan, vous allez bien ?

Maintenant que j’ai recouvré un peu mes esprits, quoique je ne me souvienne toujours pas des instants précédant mon inconscience, je commence à m’inquiéter pour lui. Mokona a l’air de se porter comme un charme et vient tout juste de se percher sur la tête de l’homme en chantant une chanson un peu étrange, mais Shaolan… Je ne sais pas. On dirait qu’il s’est passé quelque chose. C’est énervant de se dire qu’on ne se trompe jamais sur ce genre de chose. Je l’implore donc, me redressant vers lui et saisissant ses mains dans les miennes. Oh… Elles sont froides… Je les ramène juste au devant de mon buste et les entoure de ma chaleur, avant de fermer les yeux. Je suis si fatiguée… Et cette sensation d’avoir littéralement l’esprit ailleurs… Mais les mains froides de Shaolan serrées dans les miennes me font du bien. Elles me ramènent peu à peu à la réalité. D’une oreille distraite j’écoute le chant de Mokona, tout en me laissant dériver lentement vers l’homme. Ma tête finit par rencontrer son corps, et je rend ma joue plus confortable sur son torse. La chanson couvre sûrement un peu mes paroles, mais je dit en soupirant à Shaolan :

- Je crois que je suis en train de faire une bêtise en m'attachant à vous…

Un Mokona qui se balançait sur une toile toile d'araignée!!!
S'amusait à chanter cette chanson en se balançant, en se balançant...
Tel un éléphant !
Car un Mokona qui se balançait sur une toile , toile, toile d'araignée...
Ne fit pas attention au méchant Kuro-toutou, qui courait dans l'herbe !
En poursuivant Gros matou. Miaou !
Et le mokona qui se balançait , sur une toile, toile d'araignée... Holé!

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Shaolan
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MessageSujet: Re: Studio dans un HLM sans histoire.   Sam 26 Avr - 1:07

Ca y est. Sakura a repris connaissance. Non pas tout à fait. Elle vient de tomber de son lit. Je ne me risque pas à un mouvement bruyant de peur de la déranger dans cette perte de conscience. J'attends et observe calmement en restant assis au bord de la fenêtre grande ouverte. J'entends en contrebas le bruit incessant des voitures qui circulent en cette heure de pointe. Cette fois ça y est, la lycéenne a repris ses esprits. Elle vient d'hurler mon nom. Je me lève et je la regarde tourner la tête jusqu'à me voir. Je sens en elle un soulagement quant à ma présence et pourtant je n'ai pas fait grand chose si ce n'est lui avoir éviter un séjour à l'hôpital ou peut-être pire. En tout les cas, je la soulève en la prenant délicatement dans mes bras. Mon bras gauche sous ses genoux et mon bras droit soutenant le haut de son dos et sa nuque pour venir la déposer une nouvelle fois sur son lit. Une nouvelle fois je sens sa légèreté. Je ne sais pas ce qu'il se passe mais contrairement à tout à l'heure, je ressens un frisson lorsque que je sens sa tête basculer contre ma poitrine avant de ne la poser sur son divan. C'est la première fois que j'ai ce froid qui traverse mon dos. Mais je ne vais pas m'arrêter à ce simple sentiment qui me parcourt à l'instant. Je m'assieds à coté d'elle sur le bord du lit et elle me demande si je vais bien. Je n'ai pas vraiment le temps de répondre qu'elle me prend les mains et je sens sa chaleur réchauffer mes membres froids. Elle vient placer nos mains sur son buste et vient déposer sa tête sur mon torse. Mokona chante une chanson plutôt drôle. Et puis cette petite phrase de Sakura qui me parvient aux oreilles malgré cette chansonnette du Soul Mod.

"Je crois que je suis en train de faire une bêtise en m'attachant à vous…"

Une bêtise? Et pourquoi donc?... Décidément je ne comprends pas vraiment le terme bêtise mais je ne pense pas que cela soit quelque chose de réellement embêtant. Enfin, de mon coté je ne vois pas cet attachement comme une erreur ou quelque chose de la sorte mais vraiment comme un plus. Je n'ai jamais été aussi apaisé en compagnie d'une fille comme Sakura. Même si son pouvoir est bizarre et choquant si je repense à la scène de tout à l'heure, cette fille me fascine, beaucoup même. J'ai envie d'en savoir plus sur elle mais aussi d'aller plus loin avec elle. Je sais qu'elle ne me regarde pas dans les yeux et ne peut lire mes pensées mais ce contact entre nous semble passer comme une lettre à la poste. Elle est d'une gentillesse telle que pour rien au monde je chercherai à la brusquer. Je ne veux pas faire comme ce lycéen tout à l'heure à tenter de la violer comme un sauvage. Non, même cette pensée m'horrifie. Je relâche l'étreinte de ses mains sur les miennes pour pouvoir caresser sa chevelure si douce, si fine, si légère. Elle a tout ce qu'un homme pourrait rechercher. Gentillesse, charme, joie, beauté. Que demander de plus?... A mon sens rien. Je me surprends à présent à connaître un peu mon sentiment envers Sakura. Il y a plus que ce que je n'aurais pensé mais je vais laisser le temps faire. Voilà que Mokona s'arrête de chanter et ce Reïatsu, ces Reïatsus qui s'approchent attire mon attention. Je ne sais pas si Sakura l'a aussi ressenti mais nous allons sûrement avoir de la visite. A moins que ces deux forces spirituelles ne passent simplement au-dessus de l'immeuble.

Je me reperds dans un court songe avec la lycéenne dans mes bras. Cette fois-ci elle ne m'a pas repoussé mais ce moment sera de courte durée. En effet, les deux Reïatsus ont disparu. Non, ils ne se sont pas volatilisés comme ça. Ils sont là, derrière nous et je sens que l'un d'entre eux va prendre la parole. J'ai le temps de regarder de qui il s'agit et je constate que je ne m'étais pas trompé tout à l'heure en quittant l'enceinte du lycée. Fye D. Flowright et Kurogane. Ce sont deux Vizards et ils sont très particuliers pour moi. Ils sont mes sempaïs. C'est eux qui m'ont tout appris. De la maîtrise de mon Hollow au réapprentissage de mes techniques de Zanjutsu. Le premier des deux s'avance un peu plus. Plus grand que moi avec son mètre quatre-vingt, il a une chevelure blonde, les yeux bleus et un sourire malicieux mais sans moquerie. Ce sourire est naturel chez lui. Le second fait un bon mètre quatre-vingt dix, a les cheveux noirs tout comme ses yeux. Leurs vêtements diffèrent du mien. Ceux de Fye sont blanc à la manière des mages dans les temps anciens tandis que ceux de Kurogane sont de l'ancien japon lors de l'ère des samouraïs. Le Zamapkutô de ce dernier est des plus normal bien que je ne connaisse nullement ses pouvoirs. C'est celui du blond qui est surprenant puisqu'il s'agit d'une sorte de bâton. Il est à un mètre de Sakura et moi et sa voix calme sonne comme un son mélodieux.


"Shaolan-kun. Tu pourrais tâcher de nettoyer derrière toi quand tu agis de la sorte. Au moins, tu n'aurais pas oublié le sac de cette jeune fille." La jeune fille retire sa tête de mon torse pour regarder qui avait parlé. Et Fye continue. "Bonjour Sakura-chan. Ne me demandez pas comment je sais votre prénom car il serait long à expliquer. Pour éviter à mon protéger de parler, je vais vous expliquer ce qu'il s'est passé tout à l'heure derrière le bâtiment scolaire. Votre pouvoir de medium s'est réveillé pour vous défendre de cette agression soudaine. Makoto, votre camarade de classe a reçu un choc émotionnel si fort qu'il ne pourra plus jamais agir comme une personne normal. Il est devenu handicapé mental. Les quatre autres élèves qui l'accompagnaient furent pris de panique et ont voulu vous passer à tabac chose où Shaolan-kun est intervenu. Certes de manière forcée mais je pense que son coeur y est pour quelque chose. L'un des quatre ne remettra plus jamais les pieds au lycée ni même en ville. N'ayez crainte, il est toujours en vie mais plus sur terre. Il a été envoyé à la Soul Society pour poursuivre sa vie. Vous vous êtes entre-temps évanouie et Shaolan-kun vous a emmené ici même pour que vous vous reposiez. Il a ensuite veillé sur vous jusqu'à maintenant. Votre attachement l'un envers l'autre à augmenter et continue d'augmenter mais sur ça, je ne vais point porter de jugement. Je vous laisse faire. Pour terminer, je me nomme Fye D. Flowright et derrière moi se trouve Kurogane. Nous sommes de très bons amis à Shaolan-kun."
"Kuro-toutou!" s'écrie soudainement Mokona en sautant sur Kurogane.

Un rire léger se fait entendre venant de la part de Fye. Kurogane quant à lui hurle dans tous les sens. Là encore, un mystère s'éveille. Mokona connaît les deux Vizards qui m'ont formé. Je n'ai pas osé le dire jusqu'à présent mais moi aussi je savais qui était ce Soul Mod pour l'avoir déjà vu auparavant. Cependant, je croyais qu'il avait passé dans une broyeuse, du moins c'est ce qu'avait affirmé Kurogane. Je ne savais pas s'il s'agissait de cette même âme ou pas mais mes interrogations sont à présent levées. Je regarde Sakura qui semble ne plus comprendre beaucoup de chose et qui fixe Fye dans les yeux. Je ne sais pas si elle a une vision, prémonition ou quelque chose comme cela mais elle semble absente. Je jette un vif regard au blond qui lui aussi a plongé ses yeux dans ceux de la lycéenne. Il est bizarre je l'accorde mais il a une telle connaissance que j'en suis à chaque fois épaté. Je ne sais pas ce qu'il se passe mais on dirait qu'il est en train de rendre à Sakura la partie de sa mémoire manquante. Je présume aussi qu'il a enlevé les détails sanglants. C'est bizarre de ce dire qu'il est encore plus réfléchi que moi. A titre personnel, je n'aurais pas épargné les détails même s'il s'en était résulté une colère de la jeune fille envers moi. Certes, je l'aurais mal pris mais après tout, j'aurais au moins eu le courage de lui dire la vérité. Tandis que Fye, lui, se contente de masquer mes faits réels par d'autres actions. Je le vois à ses yeux, il est malin et surtout très manipulateur. Il m'a dit un jour connaître sur le bout de ses doigts ce qu'il faut penser lorsqu'on combat un medium ou quelqu'un ayant un pouvoir mental. Il agit pour mon bien et je le sens. Le Reïatsu de Sakura est plus calme, plus stable et son regard se décroche de celui de Fye. Elle semble épuisée après cette matinée si mouvementée. Je pense bien qu'il ne doit pas être évident pour une jeune fille comme Sakura mais je la trouve rudement forte mentalement. Je l'apprécie beaucoup, même plus que je ne le pense. Fye ajoute une phrase pour conclure.


"Voilà, Sakura-chan. Vous savez ce qu'il s'est passé tout à l'heure et nous allons vous laisser ici pour aujourd'hui. Je pense que les émotions ont été plus que forte pour vous. Prenez du repos nous nous chargeons de vos cours."

Son sourire si simple et rassurant se dessine sur ses lèvres et Fye se retourner avant de sortir par la fenêtre suivit par Kurogane toujours embêté par Mokona. La peluche retourne auprès de celle qui l'a recueilli tout à l'heure, Sakura. Je suis hésitant. Je ne sais pas si je dois laisser la lycéenne seule pour un bon repos où si je peux me permettre de rester avec elle. Je souris presque bêtement pour lui montrer que je vais bien. Je passe alors doucement ma main droite sur sa joue gauche et évite qu'elle ne regarde à travers mes yeux. Même si je pense qu'elle n'irait pas chercher à voir la scène de tout à l'heure à travers mon esprit, je préfère ne pas la regarder car je sais que je me trahirais tout seul. Fye passerait alors pour un menteur, manipulateur même. Je ne peux pas faire ça. Je sais que Sakura est encore un peu sous le choc mais je me risque à lui parler. Je me lance, enfin, je vais me lancer. Je ne sais pas comment commencer. Je vais être maladroit et je n'aime pas ce sentiment qui me parcourt. Et puis tant pis, je dis ce que je dis un point c'est tout. Je voulais répondre tout à l'heure lorsqu'elle parlait de bêtise mais je ne m'en suis pas senti assez courageux et là, maintenant, je me sens d'attaque de lui répondre.

"Sakura-chan?" Ma voix est hésitante. Je le sens clairement comme un échec mais je verrai bien. "Je voulais vous répondre tout à l'heure quand vous parliez de faire une erreur en vous rapprochant de moi. Je ne considérerai pas ça comme une erreur tant que vous écoutez votre coeur. Je n'ai jamais été doué pour ce genre de chose mais je sens bien qu'une grande partie de moi voudrait plus qu'une amitié. Oui je sais que ça peut paraître absurde mais cette vision de mon enfance tout à l'heure m'a rappelé des choses. Même si vous n'êtes pas la réincarnation de cette petite fille, je vous apprécie beaucoup et sans vous je ne pense pas que je pourrais revivre mon passé."

Ca fait boum une première fois dans ma poitrine puis une seconde fois. Une troisième, une quatrième et ça ne s'arrête plus. Je sais que je me suis planté, que je vais ramasser un râteau monumental car j'en ai sûrement trop dit après un événement comme tout à l'heure mais je devais le dire pour me sentir plus tranquille. Je ne m'attends à rien de la part de Sakura. Je sais juste qu'elle sourira une nouvelle fois et ce même si elle me ferait du mal moralement. J'ose un regard dans ces yeux pour voir ce qu'il en résulte...

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MessageSujet: Re: Studio dans un HLM sans histoire.   Dim 27 Avr - 12:30

Ce RP reprend la fin de mon post précédent...




La chanson de Mokona résonne en moi d’une bien étrange manière. Ayant auparavant déposé le côté de ma tête sur le torse de Shaolan, je ne l’entends qu’à moitié. En outre, toute mon attention est portée sur les battements de cœur de cet homme. Je m’appuie légèrement plus, permettant à l’oreille collée contre lui de percevoir un peu mieux ce son si particulier… Il m’arrive même de l’entendre s’accélérer, et je ne peux m’empêcher de sourire subrepticement à chaque fois. Je laisse ainsi mon cœur courir le risque de s’attacher encore plus à l’homme chocolat, ce qui semblait être en parfaite contradiction avec les propos que je venais de tenir. Mais de toute façon, qu’est-ce que je peux y faire ? Maman me dit toujours de suivre le chemin que le cœur indique, car il est le meilleur guide qui existe en ce Monde. Et je compte bien suivre les enseignements de cette femme fière et tendre qu’est ma mère. C’est sur son image que je ferme inexorablement les yeux.
À présent je sens même les pulsations cardiaques de Shaolan battre dans ces mains froides ramenées au niveau de mon buste. Je n’ai cependant pas le temps de m’attarder sur cette amusante et charmante sensation, car déjà je sens qu’il les défait de leur agréable étreinte. Je me demande pourquoi il agit ainsi, et j’avoue avoir paniqué quelques instants. Mais le nœud dans ma gorge n’a pas l’occasion de se nouer à temps ; l’homme dont je fuis le regard vient tout juste des les glisser dans mes cheveux afin de les caresser. Un frisson monstrueusement tentant parcourt mon corps tout entier, et je dois aller jusque mordre ma langue jusqu’au sang pour m’empêcher de commettre l’irréparable. Un goût de fer âcre empoisonne quelque peu mon palais, mais après tout c’est bien fait pour moi. Non… Si cela doit arriver… Pas comme ça. Je ne saurais l’expliquer autrement, c’est juste que je ne- Mais ? Cette sensation… Deux personnes arrivent par ici. De toute façon je ne me trompe jamais alors… Shaolan vient de retirer sa main de mes cheveux et son esprit semble plus alerte que tout à l’heure. Il a dû les sentir lui aussi… Je profite de nos derniers instants de solitude pour écouter intensément son cœur. Je sais que l’arrivée de ces deux personnes va refroidir un tantinet l’ambiance, alors mieux vaut éviter de perdre du temps à occuper l’esprit là où il ne devrait pas être. Soudain, alors que mes yeux clos s’ouvrent avec lenteur, leurs présences se font ressentir. Shaolan leur tourne le dos, mais il ne semble pas plus inquiet que cela. Je devine que nous ne sommes pas en situation de danger. Si cela avait été le cas, mon « pouvoir » me l’aurait prédit, et Shaolan n’aurait pas été aussi pacifique. Cela dit, il s’avère que je suis curieuse de savoir qui vient de rentrer dans cette pièce par la fenêtre…

Des bruits de pas souples résonnant sur le parquet m’indiquent que l’une des deux personnes arrivées dans mon minuscule Studio (je n’arrive d’ailleurs toujours pas à m’expliquer comment ont-ils surgi de l’encadrement de ma fenêtre alors que j’habite au quatrième étage) se rapproche du lit où nous nous trouvons assis, l’un contre l’autre. Shaolan a alors juste le temps de regarder par-dessus son épaule le visage du nouveau venu avant qu’il ne prenne la parole.

-Shaolan Kun. Tu pourrais tâcher de nettoyer derrière toi quand tu agis de la sorte. Au moins, tu n'aurais pas oublié le sac de cette jeune fille.

Sa voix mélodieuse m’interpelle, croyant avoir affaire à un jeune homme pas plus vieux que moi. Je relève la tête et cherche à le regarder par-dessus l’épaule de Shaolan, et constate avec étonnement que j’avais tort. Il doit être plus grand que mon ami au regard chocolat, dépassant de loin la taille moyenne Japonaise. Blond, les yeux bleus et un sourire sincère, il possède ce petit côté occidental dont les filles de mon lycée raffolent. Par ailleurs, il a lui aussi tendance à se vêtir de façon atypique, préférant une grande étoffe blanche à la manière d’un mage aux vêtements… D’un type plus « normal ». Je m’attarde finalement sur un grand bâton aux ressemblances troublantes avec les bâtons magiques des personnages de jeux vidéo, ce qui a le chic de m’arracher un regard admiratif. Et alors que je m’apprêtais à regarder au plus insondable de ses yeux bleu océan, une autre silhouette dans son dos happe mon attention.
Cette seconde personne, ne se privant pas de rester non loin de la « fenêtre de sortie », doit quant à lui frôler le mètre quatre-vingt-dix. Les yeux aussi ténébreux que ses cheveux sont noirs, il semble sortir tout droit des illustrations de mon bouquin d’histoire. Quoique sa coiffure soit des plus modernes voire rebelles… Il porte dans son dos, tout comme Shaolan, un long sabre. Se pourrait-il qu’ils fassent tous trois partis de la même caste ? Enfin, je dis caste, mais je ne sais toujours pas réellement qui ils sont tous les trois, et quelle est leur véritable appartenance. Mais je n’ai pas le temps d’y réfléchir plus longuement que l’homme blond a déjà repris la parole. Ça me fait penser qu’il ne s’est pas encore présenté… Je bois littéralement ses paroles, ne détachant pas mon corps de Shaolan.

Il m’appelle par mon prénom, mais ne cherche pas à m’expliquer comment il a bien pu le connaître. Il enchaîne sans transition sur les évènements de ce matin, avec peut-être un peu de retenue à mon goût… En gros il est en train de dire que je suis responsable de l’état d’esprit végétatif de Makoto, et de la pseudo disparition d’un de ses amis, mais sans m’en dévoiler l’origine. Du moins c’est ainsi que je le comprends… Et il évoque à présent l’attention que m’a portée Shaolan, pour me ramener jusqu’ici et veiller sur mon repos. Ainsi, je me suis évanouie… Et il s’est occupé de moi… Oh lala… J’espère que cela ne l’a pas gêné en quoi que ce soit. En plus l’homme blond en rajoute une belle couche en disant que nous sommes très attachés l’un à l’autre, malgré le fait que nous ne nous connaissons que depuis très récemment. Plus rouge que rouge, je fixe l’épaule de Shaolan d’un air bêta comme tout.
Enfin les présentations finissent par être faites, et je peux poser un nom sur les deux hommes : Fye D. Flowright avec derrière lui Kurogane. On peut dire qu’il porte bien son nom celui-là… J’ai du mal à croire qu’il soit lui aussi un ami à Shaolan, avec un regard aussi inquiétant.
Soudain, Mokona se jette littéralement au visage du dénommé Kurogane en hurlant un surnom pour le moins amusant. L’homme se met à hurler et bouger les bras dans tous les sens, comme s’il chassait une mouche, pour se débarrasser de la peluche. J’étouffe un rire pour ne pas trop le vexer… Mais, à son regard, je suis presque convaincue qu’il m’a entendue… Un peu froid dans le dos tout à coup. Surtout que j’ai l’intime conviction dont Mokona et ces trois-là se connaissent déjà. Allons bon, comme si je n’étais pas suffisamment larguée comme ça. Je vais remettre ça à plus tard, lorsque le Soul Mod et moi serons tous les deux seuls…

Pendant que Kurogane bataille contre son pire ennemi, l’infâme Mokona, je m’hasarde à regarder Fye dans les yeux. Et bien que je ne sache pas comment il procède, tous mes souvenirs revinrent dans le temple de l’esprit : ma mémoire. Je trouvais alors les dernières réponses à mes questions, bien que j’eus également le malheur d’en soulever de nouvelles : Pourquoi, alors que je regardais dans les yeux de Fye et que je lisais chacune de ses pensées (la plupart n’approuvant pas vraiment que je me colle d’aussi près de Shaolan, mais je n’ai pas trop compris pourquoi), quelque chose me disait qu’il était en train de dissimuler quelques affaires dont j’aurais voulu être au courant. Il semble cacher quelque chose… Je quitte donc Fye des yeux avec l’étrange sensation d’avoir frôler des souvenirs dont j’aurais voulu être informée. Et puis, qu’est-ce que je suis fatiguée… Mon corps part un peu en avant, rencontrant de tout son long celui de Shaolan. L’homme blond reprend une dernière fois la parole, qui ne parvient que faiblement à mes oreilles :

-Voilà, Sakura-chan. Vous savez ce qu'il s'est passé tout à l'heure et nous allons vous laisser ici pour aujourd'hui. Je pense que les émotions ont été plus que forte pour vous. Prenez du repos nous nous chargeons de vos cours.

J’acquiesce d’un hochement de tête timide, et devine sur ses lèvres pâles un sourire bienveillant. Sans plus de cérémonie, il quitte les lieux avec Kurogane par là où ils sont venus : par la fenêtre. Un frisson d’horreur me parcourt le dos, mais je me calme immédiatement. J’avais oublié qu’ils pouvaient sauter du quatrième sans se tuer dix mètres plus bas… Mokona est maintenant à nouveau déposé sur ma tête, à moitié dissimulé par le volume de ma chevelure débraillée. Il a dû accompagner Kurogane le plus loin possible pour l’embêter, il l’adore vraiment dis donc. À force de me rouler par terre sans arrêt, me voilà avec un bien étrange volume sur le crâne…Mais je ne m’y attarde pas, car quelque chose d’autre attire mon attention : nous sommes seuls dans mon Studio. Seuls… RAAAAAAH ! Pourquoi ce mot sonne si étrangement dans ma tête que j’en devienne toute rouge ? Mes joues picotent… C’est sûr et certain, je rougis.

Je pense un peu à nous deux et à cette rencontre fortuite de ce midi. Mon cœur s’emballe peu à peu, jusqu’à atteindre un seuil presque douloureux pour mes muscles endoloris. Il frappe continuellement mes côtés avec une force, et une passion si puis-je avouer, dont je ne mesure peut-être pas l’ampleur. Du moins, je ne la comprends probablement pas comme il le faudrait. Mokona se penche au-dessus de mon visage en s’agrippant à une mèche de mes cheveux. Il me lance un regard complice (pour peu qu’il ouvre les yeux…), avant de se replacer sur ma tête pour se remettre à cancaner sa chanson préférée. Mais cette fois, je ne l’entends même plus. Tout autour à disparu, il ne reste que Shaolan et moi, enlacés sur le bord de mon lit. Lui, et moi. Nous. Je me surprends à rougir de cette pensée. Ce simple « nous » a fait en moi l’effet d’une bombe. Et Shaolan qui me sourit un peu bêtement, presque maladroitement, dans l’intention de me rassurer… J’ai beaucoup de mal à retenir l’inarrêtable. Mon esprit de medium me dit que je vais faire une bêtise. Oh, non, non… Pas déjà ! Par chance, il pose une main sur ma joue gauche qui me ramène à la réalité. Il évite mes yeux, je le sais… Pas pour me gêner, au contraire, mais je trouve ça bizarre. Aurait-il peur que je découvre la vérité sur les évènements de ce matin ?


-Sakura-chan?

Sa voix est hésitante, mais gravée par ce petit quelque chose que l’on appelle conviction. Enfin… C’est du moins ce que j’espérais au plus profond de moi-même. Il paraît s’attendre à quelque chose qu’il ne recevra pas, au contraire.

-Je voulais vous répondre tout à l'heure quand vous parliez de faire une erreur en vous rapprochant de moi. Je ne considérerai pas ça comme une erreur tant que vous écoutez votre coeur. Je n'ai jamais été doué pour ce genre de chose mais je sens bien qu'une grande partie de moi voudrait plus qu'une amitié. Oui je sais que ça peut paraître absurde mais cette vision de mon enfance tout à l'heure m'a rappelé des choses. Même si vous n'êtes pas la réincarnation de cette petite fille, je vous apprécie beaucoup et sans vous je ne pense pas que je pourrais revivre mon passé.

Et BOUM dans la poitrine. Une pulsation, puis deux, suivi de près par une troisième… Ce sont chacun des battements de mon cœur qui m’éveillent enfin. Le sang qui circule dans mon corps accélère dangereusement, et font trembler les veines juste sous ma peau. Je me rends subitement compte de ce qui anime depuis cette rencontre mon cœur et mon esprit : j’allais découvrir ce que ma mère a tenté de m’enseigner pendant toutes les années passées auprès d’elle. Pourquoi suis-je tombée si vite dans les mailles de ce filet de la providence ? Cela ne doit-il pas prendre du temps pour éveiller à ce point les sentiments des gens ? Je ne sais pas… De toute façon, personne ne peut se vanter de savoir comment fonctionne le coeur d’une personne. Je sens Shaolan se serrer un peu plus contre moi. Les tentations deviennent plus fortes. Je ne sais pas comment m’en débarrasser… Mais le voulais-je seulement ? Et puis, il y a cet instant que je n’oublierai jamais… D’un commun mouvement de la tête, nous nous regardons enfin dans les yeux. D’un commun désir, je passe mes bras dans son dos et l’enlace tendrement. Et d’un commun sentiment, je lis dans ses pensées… Et découvre en elles les mêmes troubles que mes propres. Ainsi sommes nous tous deux pris dans ce filet. J’ai quelques sensations étranges… Mon corps est attiré sans que je ne puisse réellement le contrôler… Mais, le meilleur moyen pour passer outre les tentations ne serait-il pas de s’y assouvir ? Sûrement. Car dans toute l’imminence de l’acte, prédis depuis belle lurette si je puis dire, tous mes regrets s’envolent, emportant avec eux craintes, peurs et réticences. Je me penche vers lui, jusqu’à ce que nos deux nez se frôlent enfin.

Le souffle de Shaolan passe sur ma peau comme une vague va et vient sur le sable. Il caresse mon visage avec une infinie douceur. Est-ce que je souris encore ? Je me sens toute chose. Si c’est le cas, il doit être énorme, ce sourire. Car mon cœur explose d’une joie incroyable. Je savais bien ce qui allait se passer. Je ne suis pas médium pour rien. Je me retiens d’aller plus loin quelque seconde. Shaolan vient de glisser ses mains dans mon dos à son tour, et sert entre ses doigts le tissu de mon uniforme, comme pour manifester une sorte d’impatience… Amoureuse… Allez, ne faisons pas attendre le destin qui m’a été prédit. Après tout, je n’ai plus qu’à me lancer…
Je jette un dernier regard tendre dans les yeux chocolat de cet homme étreint contre moi, et retire ma tête en la basculant légèrement en arrière. Non, décidemment ce sera non. Du moins, pas aujourd’hui…


-Vous l'avez tué n'est-ce pas?
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MessageSujet: Re: Studio dans un HLM sans histoire.   Lun 28 Avr - 10:42

Nos visages sont proches l'un de l'autre. Non, que dis-je? Ils sont à quelques infimes centimètres. Je peux sentir son souffle quelque peu brusqué. Cela penche du désir absolu de franchir cette toute petite distance qui sépare nos deux lèvres et de les réunir mais je ne m'y risque pas. Certes j'en ai l'envie la plus folle en ce moment mais je ne cesse de me poser une question. Qu'est ce que Sakura a vu dans les yeux de Fye?... Je me demande s'il a révélé l'entière vérité à celle pour qui mon coeur bat. Mon obsession dans ce moment si particulier n'est pas tournée autour de comment vais-je être durant ce baiser. Je ne fais que penser à cette vision que le blond a fait voir à cette lycéenne. Nous sommes pourtant si proche de faire cette chose dont ni elle ni moi ne pouvions prédire lors de notre rencontre. Ce banc derrière le lycée de Karakura où je me suis laissé surprendre par une conversation entre une peluche et une jeune fille, un Soul Mod et une humaine, Mokona et Sakura. Et puis elle m'a vu. Je n'ai pas immédiatement saisi le fait qu'elle avait un pouvoir. Et pas n'importe quel pouvoir puisque celui-ci lui permet de se rendre "dans la tête" des gens et d'y voir le passé, l'avenir et encore d'y infliger des dégâts mentaux. C'est d'ailleurs ce qu'elle a fait avec inconscience sur le dénommé Makoto. Je n'ai pas encore compris comment ni pourquoi et ce même avec les explications de Fye. Je lui demanderai plus tard plus de précisions. Mon esprit s'est égaré et d'un coup je reviens dans le studio de Sakura. Elle est toujours à quelques centimètres de mes lèvres, même peut-être moins. Nos deux nez se frôlent et j'en ressens un frisson me parcourant le dos tout entier. Elle arrête l'avancée de sa tête contre la mienne et me regarde une dernière fois dans les yeux.

Et puis ce moment vient. Non pas le baiser dont je m'attendais mais tout le contraire. Elle retire sa tête en arrière. J'ai un haut le coeur horrible. Mon sang se congèle comme si je partais en hypothermie. Je me sens soudainement pris d'un vertige qui, si je n'avais pas été assis, m'aurait fait tomber sans autre sur le sol. Je ne sais pas ce qu'il se passe mais tout s'échappe. Je sens mon coeur battre encore plus fort. J'ai du mal à respirer comme si on m'étouffait. Mon regard se dissous presque. Ca tourne. Je vois la pièce sans dessus dessous, je ne pourrais dire si je vis toujours mais il semble bien que oui puisque je sens mon coeur déchirer ma poitrine avec ces frappes incessantes. Mon étreinte autour de la jeune fille s'échappe. Je deviens presque flasque sans pouvoir me mouvoir. J'ai envie de repousser Sakura sans pour autant en avoir la force. A cet instant, j'aurai volontiers échangé ma place avec n'importe qui, même cet élève que j'ai tué. Il n'y a rien de plus dur à vivre, du moins c'est ce que je ressens là, maintenant, en face de la lycéenne. Il faut que je me reprenne mais je n'y arrive pas. Et une question, une seule qui suffit à me faire revenir à la réalité. Petit à petit je reprends mes esprits. Mes vertiges se dissipent. Mon coeur cesse de battre à vouloir passer outre mes côtes et finir au dehors de mon corps. J'ai l'impression d'afficher un visage pâle comme celui d'un mort.


"Vous l'avez tué n'est-ce pas?"

Et quelle question. J'en conclue que Fye ne lui a pas montré cette scène. Quoique, il l'a peut-être modifiée mais ça je n'en ai pas de certitude et le lui demanderai à notre prochaine rencontre. Je sais ce que j'ai fait mais en y repensant, cet élève m'a provoqué en essayant de me frapper. Me revoilà définitivement revenu à la réalité. Mon rythme cardiaque a repris son cours normal. J'ai tout de même de la rencoeur envers ce qu'a fait Sakura. Et voilà qu'elle me demande si je l'ai vraiment tué. J'ai deux solutions qui s'offrent à moi. La première est de le dire tel quel avec mon expression la plus froide qui soit. La seconde serait mentir ou laisser un sous-entendu. Fye a montré à cette jeune fille quelque chose que je ne sais pas et c'est justement ce qui me laisse deux alternatives de réponse. J'hésite encore. Que faire sachant que ma réponse sera décevante aux yeux de la jeune fille. Dans l'optique de donner la vérité, Sakura sera fortement affectée de savoir que je suis un meurtrier. Dans mon choix de mentir et de laisser à Fye l'honneur de l'avoir trompé, je passerai sûrement pour un moins que rien qui se défile devant les faits réels. Mais voilà, mon caractère veut que je sois honnète, que j'écoute mon coeur et que cette fille sache qui je suis réellement. Bien que je ressente en elle un conflit entre coeur et esprit, je vais lui rendre plus dur la tâche. Je vais sûrement passer pour un ignoble personnage mais peut m'importe, je renvois la balle dans le camp de Sakura. Ce jeu, oui je considère ça comme un jeu que de refroidir quelqu'un avec un tel geste, m'a beaucoup touché, blessé même. Je ne suis pas de nature rancunière mais on ne joue pas à ça avec moi. On ne vient pas aussi prêt des lèvres d'un homme sans écouter son coeur. J'ai pris ma décision et je vais répondre. Ca risque d'être dur à encaisser pour la lycéenne mais je m'en fiche, elle saura à peu près ce que j'ai ressenti tout à l'heure lorsqu'elle a retiré sa tête. Je l'ai totalement lâchée et me suis relevé pour ramasser mon Zampakutô qui jonche sur le sol.

"Oui je l'ai tué. Non, mieux même, je l'ai massacré. Il est dommage que vous vous soyez évanouie car le spectacle valait bien quelques yens. Et ne me regardez pas comme ça, je suis autant un monstre que vous."

Décidément, je constate que je m'emporte rapidement mais il est chose à comprendre. Froid? C'est la température qui règne dans le studio. Non pas l'air même car il fait bon avec ce soleil qui chauffe sur la vitre mais l'ambiance. A présent je me fiche de ce qu'il va se passer mais je vais sûrement refroidir l'atmosphère encore plus mais ça, elle doit l'avoir prédit aussi. Je vais avoir à justifier mes mots de tout à l'heure. J'ai bel et bien dit qu'elle était un monstre et ce parce qu'elle m'a fait vivre quelque chose d'inimaginable. Je verrais bien les rôles inversés. Moi le medium qui veut l'embrasser mais qui ne peut le faire pour une raison que je ne veux pas donner. Et elle, ayant veillé sur une personne nouvellement connue qui s'est évanoui et qui de plus ressens quelque chose. Oui c'est rapide de dire qu'il y a un sentiment plus fort que de l'amitié. Cependant, si je n'avais pas un quelque chose pour Sakura, jamais je ne serais resté auprès de son chevet. Je ne pense pas non plus que je l'aurais conduite ici, dans son studio. Je me serais débrouillé pour trouvé l'infirmerie du lycée et l'aurais laissée là-bas et puis basta. Mais je ne suis pas comme ça. Je me suis attaché à une personne qui semble vouloir jouer de ses prédictions ou autre fait de son pouvoir. Et je vais même jouer de ma position pour voir si réellement elle peut voir l'avenir. Voici ma froideur la plus inhabituelle, le plus inattendue. J'ai repris mon calme même si intérieurement je veux que Sakura ressente ce que j'ai ressenti lorsqu'elle a approché ses lèvres auprès des miennes puis d'un coup s'est retirée. La rancune n'est pourtant pas partie intégrante de mon caractère mais voilà, on ne joue pas à ça avec quelqu'un a un sentiment plus fort que l'amitié pour soi.

"Ne faites pas cette tête. J'ai dis de vous que vous étiez un monstre et je maintiens ma position. Je suis persuadé que vous avez compris à quoi je fais allusion. Bref, il est l'heure pour moi de partir. Ecoutez votre coeur plutôt que de vous fier à vos prédictions de medium. La vision du futur n'est pas un fait réel puisque tout peut être modifié une fois que l'on a vu ce qui allait se passer. Imaginez voir une scène de meurtre, n'allez-vous rien tenté pour échapper au destin tragique de l'avenir?... Oui vous le ferez car votre coeur ne désire pas une telle chose. Alors à une prochaine... à mois que vous n'ayez quelque chose à ajouter, libre à vous de m'arrêter maintenant pendant que je franchis votre fenêtre. Ah oui, j'oubliais. Fye-san, Kurogane-san et moi-même sommes des Vizards. Vous crevez d'envie d'en savoir plus, n'est-ce pas?"

Je passe mon Zampakutô en bandoulière sur mon dos et me dirige vers la fenêtre. Je jete un dernier regard à cette fille. Je ne souris pas, ne fais pas la tête mais j'affiche tout de même un visage de déception. Oui, je ne m'attendais pas à une telle chose de la part de la jeune fille et comme je suis "bon", je ne ferai rien pour brusquer les choses mais désormais et si d'aventure elle n'écoutait pas son coeur, je ne pense pas qu'à l'avenir il puisse se passer quelque chose. C'est blessé moralement que j'ouvre un peu plus la fenêtre et commence à l'enjamber. Les clés sont dans les mains de Sakura. Libre à elle de m'arrêter à l'écoute de son coeur mais si elle ne le fait pas, je m'en irai...

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MessageSujet: Re: Studio dans un HLM sans histoire.   Lun 28 Avr - 19:10

Avant toute autre chose, c’est une infinie déception que je lis en Shaolan. Non pas dans ses yeux, que je ne voulais plus fixer, mais l’état dans lequel il se trouve à présent. Je n’avais même pas imaginé que cela pouvait lui faire tant de mal, et pour la première fois depuis des années, je n’arrive même plus à afficher le moindre sourire. Dans toute sa détresse, il me lâche de notre étreinte en s’éloignant lentement, les membres tremblant à son insu. Cet homme auquel j’affectionne autant de sentiments paraît aller si mal que j’en ai moi-même le cœur parcouru de spasmes. Douloureux et se répercutant dans le reste de mon corps à chaque pulsation comme un écho, ils torturent aussi bien ma chair que mon esprit. Pourquoi suis-je aussi malheureuse ? Shaolan est-il si important aux yeux de mon cœur, au point même qu’il se déchire de le voir dans un état pareil ? S’il en est véritablement ainsi, pourquoi mon esprit m’empêche-t-il d’agir comme ce même cœur me dicte de faire ? Je ne le sais pas… Et j’aimerais le découvrir vite, car déjà Shaolan s’est relevé, saisissant d’une main son Sabre depuis ce temps par terre, au pied du lit. J’ai froid tout à coup… Partout là où il avait été en mon contact, une sensation de manque gèle mon corps ; c’était comme s’il avait été l’unique source de chaleur en ce Monde.
J’ignore s’il le fait exprès, mais il me tourne le dos plus que jamais, et même lorsqu’il se décida enfin à me répondre :

-Oui je l'ai tué. Non, mieux même, je l'ai massacré. Il est dommage que vous vous soyez évanouie car le spectacle valait bien quelques yens. Et ne me regardez pas comme ça, je suis autant un monstre que vous.

Je ne bouge pas, gardant les yeux rivés sur cet homme. En marche pour quitter les lieux, il me jette un regard par-dessus son épaule, sans pour autant afficher le sourire auquel j’aurais été en droit de m’attendre, dans d’autres circonstances. Cette froideur soudaine me blesse, mais je fais tout pour faire comme si cela ne m’affectait pas. Mais l’absence de sourire sur mon visage devait être suffisant à Shaolan pour deviner comment je me sentais : J’ai mal. Oh que oui j’ai mal. Non pas de la froideur de l’homme, mais de l’avoir blessé au plus profond de son Être. Et le pire, c’est que je m’y attendais… Mais j’avais fait semblant de ne pas le savoir, espérant encore avec une profonde naïveté que tout allait se passer dans le meilleur des Mondes. Voyant mon mal-être, Shaolan se retourne vers moi avec une certaine raideur que je ne lui trouvais pas auparavant. La silhouette soulignée par le Soleil dans son dos, je plisse légèrement les yeux pour regarder ses lèvres bouger :

-Ne faites pas cette tête. J'ai dit de vous que vous étiez un monstre et je maintiens ma position. Je suis persuadé que vous avez compris à quoi je fais allusion. Bref, il est l'heure pour moi de partir. Écoutez votre coeur plutôt que de vous fier à vos prédictions de medium. La vision du futur n'est pas un fait réel puisque tout peut être modifié une fois que l'on a vu ce qui allait se passer. Imaginez voir une scène de meurtre, n'allez-vous rien tenter pour échapper au destin tragique de l'avenir?... Oui, vous le ferez, car votre coeur ne désire pas une telle chose. Alors à une prochaine... à moins que vous n'ayez quelque chose à ajouter, libre à vous de m'arrêter maintenant pendant que je franchis votre fenêtre. Ah oui, j'oubliais. Fye-san, Kurogane-san et moi-même sommes des Vizards. Vous crevez d'envie d'en savoir plus, n'est-ce pas?

Et il fit volte-face sans ajouter un mot de plus, passant son sabre en bandouillère et s’apprêtant à quitter les lieux. Enjambant alors l’encadrement de la fenêtre, il me laisse le « plaisir » de contempler son visage, luisant d’une amère déception, avant de tourner la tête vers l’extérieur et de me quitter finalement des yeux. Un frisson de panique me parcourt la nuque, picotant désagréablement ma peau. Je sens qu’il va partir. Et lui ose insinuer que je veux juste en savoir plus sur ce que sont les 'Vizard'... Sur le moment je peux même dire que je m'en fiche complètement. Une vision horrible n'a de cesse de me torturer avec ça... Je peux même dire qu’au moment pile où il aura à nouveau les pieds sur la terre ferme, après un formidable saut jusqu’en contrebas, il jettera un dernier regard sur ma fenêtre. Un oiseau volant plus bas que les autres l’attardera encore quelques petites secondes, avant qu’il ne disparaisse définitivement de l’endroit. Ainsi, jamais plus je ne le reverrais. Tel était ce que je lisais dans cet avenir malheureux. Pourtant, le désir est bien là ! Aussi bien Shaolan que moi-même voulons rester ensemble, voulons nous étreindre comme nous en avons déjà eu le plaisir ! Alors, pourquoi mon esprit continuait-il de me prédire tel malheur ?
Shaolan pousse un soupir qui emplit mon cœur de tristesse. Dans quelques secondes, après avoir attendu avec espoir que je l’arrête, il se mettra à trouver le temps long, et se décidera enfin à sauter, regarder ma fenêtre puis l’oiseau, et partir. Et moi, je pleurerai. Toutes les larmes de mon corps. Me maudissant de ne pas l’avoir retenu, ne serait-ce qu’une simple seconde.

*N'allez-vous rien tenter pour échapper au destin tragique de l'avenir?... Oui, vous le ferez, car votre coeur ne désire pas une telle chose.*

-SHAOLAN !

Trop tard. Il plonge en avant, basculant à l’extérieur pour ce saut dont j’ai tant redouté jusqu’à présent. Mon cœur se déchire. Mon cœur s’emballe. Mon cœur efface les peurs. Mais mon cœur annihile également mon simple bon sens… Je me jette littéralement en avant, détalant en deux foulées la distance entre le lit et la fenêtre, et saute au travers son encadrement en écartant les bras… Le visage déchiré par la tristesse, je m’accroche à Shaolan au vol. Mais comme ce cher Newton en a décidé ainsi, tout finit par retomber… Et quelle chute !! Je n’arrive pas à rester accrochée à l’homme, et tombe seule vers le sol. Deux, peut-être trois secondes passées en l’air, qui paraissent comme une éternité. Je n’ose pas regarder ce qui m’attend en bas, mais je sens Mokona sauter de ma tête. L’imminence de ma mort approche sûrement, en fait j’en sais rien, je ne connais pas cet avenir-là !! Je… J’ai peur ! Maman ! Mokona ! Sha-Shaolan…

-Je suis si désolée…
-Dis Sakura-Chan, tu es désolée de quoi au juste ? C’est pas bien de sauter par la fenêtre ! Heureusement que Shaolanouchet était là pour te rattraper. Sinon… Crêpe de Sakura-Chaaan !
-Hein ? Que ? Quoi ?

J’ouvre à nouveau les yeux, persuadée d'entendre la voix de Mokona. Ou nous sommes morts tous les deux, ou l'inverse... Deux bras me soutiennent à hauteur d’homme au-dessus du sol. J'ai les yeux rivés sur Mokona, assis par terre un peu plus bas, et je le fixe quelques instants du regard. J’aurais dû mourir, dans cette tentative désespérée… Mais pourquoi sommes-nous toujours en vivants? J'ai beau me pincer la peau au travers de mon uniforme, rien n'y fait : je suis en vie. Un bras glissé sous mes genoux en portant mes jambes, et l’autre tenant mon buste redressé, m’interpellent. Je mets bien plusieurs secondes à me rendre compte de la personne à qui ils appartiennent. Mais au fond, je le savais bien… Je lève mon regard sur le visage de mon sauveur, et reconnaît en lui mon ami Shaolan. Je vois bien sur son visage une étrange expression, mais je ne saurais définir laquelle. Tout ce que je sais… C’est que je vais enfin suivre mon cœur pour de bon.
Mes bras se glissent lentement dans la nuque de Shaolan, effleurant sa peau lentement. Et enfin, me tirant vers le haut grâce à eux, je colle mes lèvres contre celles de cet homme pour lequel j’ai été jusqu’à sauter dans le vide sans réfléchir. Et je ferme les yeux, souriant à nouveau. En moi gronde toujours la peur d'un quelconque échec en ce baiser, mais qu'importe. Cette fois au moins, j'l'aurais écouté, ce coeur...

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MessageSujet: Re: Studio dans un HLM sans histoire.   Lun 28 Avr - 22:08

"SHAOLAN!"

J'entends que faiblement ce cri qui vient du studio de Sakura. Oui, j'ai sauté car les quinze secondes de battement que j'ai laissé se sont écoulées et il n'y a pas eu de réaction. En réalité, la lycéenne a réagis mais trop tard pour m'arrêter. Dans ma chute, si je puis appeler ça comme ça, je me retourne en direction de la fenêtre par laquelle je viens de passer. Je n'ai pas de soucis à me faire avec les humains normalement constitués de fait que je suis invisible pour eux. Pas que Sakura et Akio ne soient pas normal mais ils ont ce quelque chose qui leur permet de voir les Hollows, les shinigamis, Fye, Kurogane ou encore moi. Je ne parle pas des Arrankars car je n'en ai pas encore croisé. J'ai certes fait la connaissance de Deacon Frost mais il n'est qu'un Menos Grande. Bien qu'il soit un Vasto Lorde, il n'a rien de comparable à un Espada. Mais mes connaissances sont nulles quand à eux. Je ne sais même qui ils sont réellement. Bref, je regarde cette fenêtre par laquelle j'ai sauté et soudain, en fait à peine plus d'une seconde après avoir sauté si mes calculs sont bons, Sakura apparaît. Je ne sais pas quelle folie lui a prise de faire un acte comme celui-ci mais elle tombe droit sur le béton de la rue. Elle a réagis si rapidement qu'elle parvient à s'agripper à mes vêtements. Il n'y a plus ce regard au sourire joyeux mais bel et bien une tristesse énorme qui se lit sur le visage de la jeune fille. Je me surprends à ressentir mon coeur battre comme un enfant qui saute sur un trampoline. Bond après bon, de plus en plus fort qui plus est, mon organe vital frappe comme un dingue contre mes côtes. Je la repousse non pas parce que je ne la veux pas dans mes bras mais pour pivoter et pouvoir éviter qu'elle ne s'écrase comme une vulgaire crêpe sur le sol gris de la rue. J'aperçois également Mokona qui d'un air léger se laisse tomber pour nous rejoindre. Je sens Sakura perdre légèrement conscience alors qu'elle est dans mes bras. Peut-être se prépare-t-elle à mourir des suites de sa chute?... Je ne sais pas et je m'en fiche puisque je la soutiens et m'arrête lorsque mes pieds touchent le béton. Heureusement pour moi qu'il n'y a personne dans la rue. Pas la moindre personne, pas la moindre automobile, pas le moindre animal, juste Mokona, Sakura et moi portant cette dernière. Pour ne pas laisser cette scène du moins bizarre si quelqu'un venait à tourner à l'un des coins de la rue, j'utlise mon don qui me permet d'être visible aux yeux de tous les humains. J'entends soudainement la voix de la lycéenne.

"Je suis si désolée…"
"Dis Sakura-Chan, tu es désolée de quoi au juste? C’est pas bien de sauter par la fenêtre! Heureusement que Shaolanouchet était là pour te rattraper. Sinon… Crêpe de Sakura-Chaaan!"
"Hein? Que? Quoi?"

Je sens bien que Sakura a un peu de peine à se situer car ne vient-elle pas de sauter du quatrième étage de ce HLM?... La voilà dans mes bras qui reprend peu à peu ses esprits. Elle lève après quelques secondes son visage et finis par me regarder. Je ne saurais dire ce qu'il s'est passé à cet instant précis mais une chose est sûr, c'est le début d'une nouvelle histoire. Rapidement, la lycéenne a passé un bras derrière ma nuque puis a fait de même avec le second. Comme tout à l'heure elle a approché son visage auprès du mien mais beaucoup plus vite. Et cette fois elle n'a pas marqué d'arrêt à quelques centimètres, millimètres même. Ses lèvres collées contre les miennes je la sens m'embrasser. Il y a tout de même un peu de retenu du fait de ne pas être sûre d'elle. Non, ce n'est pas ça. Il s'agirait plus de quelque chose comme de la peur mais de quoi, ça je n'en sais rien. Je me surprends à avoir gardé un instant les yeux ouverts car surpris d'une telle initiative de la part de Sakura. Je ne m'y attendais pas, plus puis-je ajouter et voilà qu'elle a carrément sauté par la fenêtre de son studio pour moi, pour m'arrêter. Décidément, cette lycéenne est fort surprenante. Pas en mal, loin de là. Je me laisser porter par ce doux premier baiser entre nous deux pour légèrement m'envoler. Bizarre bizarre que de voir quelqu'un s'envoler mais je sens comme cette petite présence qui use d'un pouvoir ô combien complexe pour nous cacher de la venue d'une quelconque présence. Certes, si un shinigami ou un Hollow passait par là, il nous verrait mais Mokona aurait immédiatement signalé au Vizard que je suis qu'il y avait un danger. Ce baiser semble ne plus se terminer tant il est agréable. Je ne sais pas ce qu'il en est de Sakura mais s'il était mauvais, n'aurait-elle pas retiré ses lèvres des miennes?... Je pense qu'en toute honnête personne qu'elle soit, elle l'aurait fait et il n'en est pas le cas pour le moment alors autant profiter encore de cet instant de pur bonheur.

Malheureusement toute bonne chose à une fin. Non, il ne s'agit pas de cette nouvelle relation mais ce tendre baiser que Sakura m'a offert. Je ne dirai pas finalement car j'ai eu la possibilité d'y mettre du mien mais par respect envers cette nouvelle amie je ne l'ai pas fait. Je sens encore nos lèvres collées les unes aux autres, nos langues qui s'entremêlent mais le baiser est devenu du passé. La lycéenne a retiré sa tête en arrière et nous avons ouvert tous deux les yeux. Je la regarde au plus profond de son regard émeraude et je ne sens pas ce qu'il s'est à chaque fois passé. Non, il n'y a pas ce troublant phénomène de vision qui se produit. Se pourrait-il que suivre son coeur lui aurait permis de mieux maîtriser son pouvoir?... Je l'espère. Cela pourrait être fort amusant. Je pourrais alors être comme une sorte de médicament qui aiderait son pouvoir à être plus stable. Je sais qu'il y a de la bizarrerie dans cette pensée mais voilà, c'est comme ça et je n'y peux rien. Oh oui je sais aussi que ce n'est qu'une hypothèse mais après tout ça m'est indifférent de savoir quelle est la vérité.
Je ne sais quoi dire à cette fille. Cette Sakura qui d'un coup à retrouver son étonnante rayon de bonheur. Un sourire des plus sincères que je n'aie jamais vu est affiché par ce visage aux pommettes rougis comme une tomate. Détrompez-vous, je suis loin de ne pas apprécier. Bien au contraire, je vois enfin le visage découvert de la lycéenne. Cela doit faire un peu plus de deux heures que nous nous connaissons et déjà ce sentiment fait battre mon coeur. Aussi le sien je pense mais il sera à elle de le confirmer. Aujourd'hui semble être tôt mais ne sait-on jamais. Les surprises sont déjà nombreuse en ce beau jour de printemps. J'ai fait la connaissance d'une personne qui je croyais qu'elle était la réincarnation d'une amie d'enfance. Je l'ai presque vu se faire violer quand son pouvoir s'est éveillé pour la défendre. Et ce fut mon tour de la défendre car d'épuisement elle s'est évanouie. Puis je l'ai raccompagné chez elle alors qu'elle était toujours inconsciente. Je me suis surpris à ressentir quelque chose pour cette lycéenne qui, si je puis me permettre, a joué avec moi comme un enfant joue dans un bac à sable. Et au final, me voici sur le toit de son HLM avec Sakura dans mes bras.

Elle est si légère dans mes bras. Je suis heureux. Ma tristesse de tout à l'heure à totalement disparu pour laisser place à un visage empli de bonheur. Je souris comme je n'ai sûrement encore jamais souris. Peut-être l'ai-je fait lors de mon enfance dans le Rukongaï avec cette petite du même nom que la lycéenne et au visage identique. J'ai eu la preuve que la Sakura que je connaissais ne s'est pas réincarnée en cette Sakura qui est dans mes bras. Je respire la joie de l'avoir avec moi en ce moment alors que quelques minutes auparavant, je n'avais plus en tête cette chose qui me rendait bizarre mais heureux. Je regarde la jeune fille avec une passion comme je n'ai jamais regardé quelqu'un. Je ne sais ce qu'il se passe mais je me dois de poser une question qui me parait primordiale et à laquelle je dois connaître la réponse.


"Sakura-chan. Vous n'aviez rien vu de cela, n'est-ce pas?"

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MessageSujet: Re: Studio dans un HLM sans histoire.   Lun 28 Avr - 23:35

La question me surprit quelque peu, mais surtout, elle me sortit du souvenir de ce baiser savoureux. J’avais encore le goût de Shaolan sur mes lèvres, me permettant de ressasser avec encore plus de plaisir ce tendre instant. Alors que j’avais senti l’homme aux allures de lycéen le partager d’un sentiment réciproque, mon cœur avait explosé d’une joie incommensurable, et quelques douleurs dans ma poitrine en résultaient encore. Effleurant mes lèvres du bout de mes doigts, je réfléchis quelque temps à la question de Shaolan, dont la voix si douce m’avait fait frissonner. Non, je ne l’avais pas prédit, tout simplement parce que je ne le voulais pas. En décidant de sauter par cette fenêtre, j’avais eu une sorte de déclic dont je ne parvenais toujours pas à expliquer l’existence. En fin de compte, grâce à Shaolan, je pouvais décider de mes prémonitions et de tout le reste, c’est-à-dire quand je voulais, et seulement si je le souhaitais. En outre, je n’oublierai jamais ce regard que nous avons partagé sans que je lise dans ses pensées. Pour la première fois depuis tant d’années, je pouvais échanger ce genre de chose avec les autres, sans craindre de prédire quoi que ce soit. Je vais devoir apprendre à communiquer avec les autres autrement qu’en sachant tout d’eux à l’avance… Ce sera dur, mais les autres y arrivent bien entre eux. Pourquoi pas moi ? Car c’est décidé, je n’userai de mon pouvoir que lorsque j’en aurai réellement besoin. Fini les prédictions comme celles d’aujourd’hui ! C’est mon cœur qui me dira quoi faire ! Après tout, n’a-t-il pas été jusqu’ici d’excellents conseils ? La voilà ma preuve : j’étais dans les bras de Shaolan. Il souriait. Moi de même. Quelque chose de très fort existait entre nous deux. Cela devrait suffire à me convaincre. Cependant, bien que cette réponse allât probablement paraître satisfaisante aux yeux de Shaolan, je me retins de parler, préférant un regard à la parole. Le sourire que j’affichais toujours s’élargit quelque peu. Au fond de moi, je savais qu’il avait compris. Je m’abandonnais alors dans les bras de cet homme, le cœur se calmant doucement. Ma tête appuyée sur son torse, je sentis son corps s’abaisser jusque s’asseoir par terre. J’étais toujours debout, mais il prit tendrement mes mains dans les siennes afin de m’attirer vers lui. Sur ce toit baigné par la lumière vive du Soleil, il m’assit sur ses jambes et m’enlaça de ses bras, sans même une simple hésitation. Nous n’en étions plus aux câlins d’avant où nous doutions de l’autre, et de nous-même… Le lien établi entre nous deux était de ceux qui n’appartenaient qu’à deux Êtres profondément attachés l’un à l’autre.C’est alors en toute confiance que je me laissais dériver lors de ses longues étreintes, osons le mot, amoureuses.

Ben oui, fallait bien commencer par le dire au moins une fois. Car si ça se trouve, ces vertiges dont mon cœur est victime ont une origine unique et pure… Serais-je amoureuse ? Perdue dans ces pensées, je tâchais de trouver une position plus confortable. Je m’assis entre les jambes de l’homme, appuyant mon dos contre son torse et déposant mes mains sur ses genoux, avant de pencher ma tête en arrière et de regarder juste au-dessus de moi le visage souriant de mon bien-aimé Shaolan. Oui, c’était pas mal comme ça. Il était vraiment des plus agréables de se trouver sur ce toit, en sa compagnie. Allez savoir pourquoi… Ce même toit n’était pas spécialement joli ; il y avait de hauts grillages qui en déterminaient l’extrémité, une cage d’escalier grise en plein milieu de la surface, et quelques traces non identifiées dont je n’aimerais m’approcher pour rien au monde… Mais rien n’y faisait, je trouvais cet endroit charmant. Allez savoir pourquoi…

- Shaolan… Qu’allez-vous faire à présent ? Est-ce que les Vizards, comme vous l’êtes vous-même, possèdent un quelconque devoir qui… Vous éloignera de moi ?

Je me devais de lui poser cette question. Il ne fallait pas oublier que, dans toute la tendresse de cet homme, se cachait aussi une autre personnalité beaucoup plus sombre. N’avait-il pas tué de sang-froid un Lycéen ? Même s’il n’avait pas été le premier à provoquer la confrontation, il n’empêche qu’il l’avait vraiment fait… Je gardais bien de la rancune en moi à son encontre, mais encore plus contre moi-même. Pauvre Makoto… Je m’en voulais tant… Ce n’était pas mon intention de lui faire du mal, et encore moins de l’envoyer à l’asile. Si seulement j’avais rencontré Shaolan la veille, j’aurais pu contrôler mes pouvoirs et ne pas en arriver à cet extrême. Mais… Le temps n’était plus aux remords. J’ai déjà été suffisamment inquiété par le passé et le futur comme ça, alors est venu le temps pour moi de m’attarder sur le présent. Shaolan ruminait sa réponse depuis quelques secondes maintenant. J’avais encore la tête penchée en arrière vers lui, et je commençais à avoir un peu mal à la nuque. Rien de bien grave, mais j’aimerais bien qu’il me réponde vite, afin que je puisse… Au diable l’avarice, je n’ai qu’à le faire maintenant. Mon coeur me dit de le faire, je ne vais pas m'amuser à le contredire à nouveau, j'ai déjà donné. Je passais alors mes bras derrière son cou, l’un après l’autre, et emportait lentement le visage de Shaolan jusqu’au mien en penchant tout le haut de son corps vers moi… Je fermais les yeux sur l’image d’un sourire chaleureux, avant de réunir à nouveau nos lèvres.

Le Soleil quittait peu à peu son zénith. Il entamait maintenant sa lente descente jusque la ligne d'horizon. Il avait encore tout un ciel à franchir, et de nombreux nuages à percer. Et ses rayons scintillaient dans le joyau rouge du Soul Mod, qui continuait à chanter, encore, et encore... Non loin des deux jeunes gens, plongés dans l'idylle d'un baiser passionné.

- Un MoKoNa qui se balançait sur une toile, toile d'araignée!
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MessageSujet: Re: Studio dans un HLM sans histoire.   Mar 29 Avr - 15:09

Je ne saurais comment décrire cette sensation qui est plus qu'agréable. Il n'y a pas mot, pas adjectif pour développer cette image si belle soit-elle. Moi, Shaolan, assis sur le rebord du toit de l'immeuble avec cette lycéenne, Sakura, sur mes genoux et m'embrassant une nouvelle fois. Je ne vais bien évidemment pas refuser un tel cadeau de la part de la personne pour qui mon coeur bat en ce moment et l'idée même de partir s'est totalement envolée. D'ailleurs, pourquoi me rendre sur un autre lieu?... Il serait fort stupide de quitter ce toit d'immeuble et qui plus est cette jeune fille si belle est-elle. Elle est rayonnante, souriante et ce soleil la rend éblouissante. Je me laisse même le droit de penser qu'elle est amoureuse. Si c'est le cas, ce sentiment est réciproque et si d'aventure elle cherche réponse dans mon esprit, elle la trouvera. D'ailleurs, j'ai totalement laissé de coté la question de Sakura par laquelle elle me demandait si les Vizards avaient une sorte de but m'éloignant d'elle. Si c'est le cas, je n'en suis guère au courant mais je m'en contre fiche. Mon statut de solitaire est un énorme avantage bien que je sois souvent en compagnie de Fye et Kurogane mais eux aussi ne sont à la charge de quelqu'un. Ils "travaillent" seuls. Et puis les Vizards n'en ont que faire de ce qu'il se passe tant que personne ne les attaque pas. Et puis je suis bien sur Terre à Karakura au Japon. Cela fait plusieurs années que je vis tel un vagabond dans cette ville et désormais, je la connais par coeur.

Comme tout à l'heure, le baiser prend fin et encore les sensations se font sentir sur mes lèvres. Cette douceur, cette tendresse et la chaleur qui en résulte est fort agréable. Je ne sais pas ce qu'il se passe mais ces deux baisers m'ont donné des frissons auxquels je n'avais jamais goûté. Me voilà bien heureux et aussi bizarre. Oui, bizarre de vivre ce moment après une déception de taille mais je commence peu à peu à l'oublier totalement pour l'enfouir dans les souvenirs que je ne veux pas revivre. Je me surprends à serrer un peu plus fort contre moi Sakura et même à travers ses vêtements, je ressens une douceur, une peau de bébé pourrais-je dire, tout comme son visage. Son sourire si tendre qui m'envoie chaleur au plus profond de mon coeur. Ses yeux émeraude qui brillent de joie. Ses cheveux flottants sous cette douce brise du milieu de l'après-midi. J'ai totalement perdu la notion du temps. Peut-être quinze heures, peut-être seize, je m'en fiche totalement car je suis bien, très bien avec cette jeune fille dans mes bras. Le soleil n'est pas battant comme il pourrait l'être de temps à autre en cette belle saison qu'est le printemps. Je me laisse bercer par cette scène que je vis pleinement. Bien que l'endroit soit un dépotoir, ce n'est pas surprenant puisque nous sommes sur le toit d'un HLM, cet instant est magique. Mokona chante quelques vers et je baigne dans le bonheur en portant Sakura sur mes genoux. Je l'ai enlacée de mes bras et ressens sa chaleur corporelle. Non ce n'est pas une scène osée, simplement un nouveau couple découvrant le bonheur de ce sentiment qu'est l'amour. Bien qu'il soit encore fort tôt pour le dire, j'ai en moi cette sensation qui me laisse penser que je le suis. Oui, je suis amoureux de cette Sakura et non la petite que j'ai eu vu dans une vision de mon passé. Et d'une voix soufflante, calme et douce, je m'adonne à répondre à la question de ma chère et tendre.


"Ce que je vais faire à présent sera d'écouter mon coeur, savoir ce qu'il veut à chaque seconde et être là où il désire être durant cette seconde. Les Vizards sont indépendants et jusqu'à présent j'étais solitaire, détaché du groupe de Karakura. Je vais rester libre mais ma solitude a pris fin tout à l'heure lorsque vous m'avez embrassé pour la première fois..."

Il est clair que je ne vais pas la coller à longueur de journée de jour en jour. Non, je vais continuer à mener ma vie de Vizard tout en pensant à Sakura. Bien sur, je la verrai aussi souvent que le désir s'élève et la protégerai s'il le faut. Voici une merveilleuse motivation pour devenir plus fort que le présent, plus fort que Fye, plus fort que Kurogane, que tout le monde. Bon, je l'admets je suis peut-être un peu trop optimiste quand à cette dernière volonté mais au moins, la lycéenne ne risquera plus rien. Aussi, elle n'est pas faible comme le laisse prétendre son physique svelte et resplendissant. Sakura possède un pouvoir surprenant. Toute medium qu'elle est, la jeune fille peut frapper directement où les dégâts sont les plus ravageurs, le cerveau. J'en ai eu la preuve lorsque Fye a résumé la scène derrière le lycée de Karakura. Une onde de choc frappant l'émotionnel a rendu son camarade de classe Makoto au simple rang d'un handicapé mental. Il ne vivra plus jamais comme un humain normal et sûrement qu'il me verra si nous nous croisons un jour dans la rue. Je ne sais pas s'il me reconnaîtra mais je présume que non et s'il réagit, je pense qu'il sera pris à nouveau pour un fou qui a des visions. Et puis les seuls humains que je connaisse qui puissent me voir sont Orihime Inoue, celui que j'ai combattu l'autre jour et Clow Sakura qui est là, dans mes bras, toutes ravissante et emplie de bonheur. Oui, cela se voit énormément et je ne m'en plains pas, au contraire même. Son charme en prend un coup en bien, en très bien qui plus est. Je me sens vraiment apaisé sur le toit délabré de cet HLM.

Je ne sais pas mais je ressens l'envie de bouger, changer d'endroit. Pourquoi ne pas retourner dans son studio. Je me verrais gêné si quelqu'un arrivait sur le toit et voit la jeune fille assise dans le vide en enlaçant quelque chose qui n'existe pas. Je glisse une main sous ses genoux et l'autre dans son dos pour la soutenir comme tout à l'heure lorsque je l'ai rattrapé dans sa chute. Non, je ne vais pas repasser par la fenêtre mais pas le couloir étroit de l'immeuble. Je me dirige vers la porte donnant sur le toit lorsque l’on franchi les escaliers. Moi, je les descends jusqu'au quatrième étage et m'oriente à l'aide de Sakura. Mais voilà, les clés sont à l'intérieur. Je souris de plus belle en laissant expulser un rire. Non, rien de méchant ni de moqueur. Rapidement, Mokona trouve la solution et ce par je ne sais quel moyen mais cela doit être une technique spécifique à lui. Et hop, la porte s'ouvre et le Soul Mod se jette sur nous de son air si innocent. Sakura et moi nous regardons et sourions avant que je n'entre en prenant soin qu'elle ne se cogne pas la tête contre l'encadrement de l'entrée. Comme tout à l'heure lorsqu'elle était endormie, je la dépose délicatement sur le lit avant de m'assoir sur le rebord. Elle est belle comme tout et je me perds dans son regard émeraude. Voilà que je me sens dériver sur elle, jusqu'à son visage, ses lèvres et je finis par l'embrasser. Encore une fois, cette sensation de douceur se fait sentir. Je frissonne, dépose ma main sur le divan pour ne pas être pris d'une perte d'équilibre et risquer de faire mal à la jeune fille. Nos langues s'entremêlent et la passion monte encore d'un cran durant ce baiser. Je ne sais que penser de cet agréable moment où mon corps se perd dans une légèreté absolue...


[HRP: Un entrainement +5 en PV. C'est dur de porter une femme XD]
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MessageSujet: Re: Studio dans un HLM sans histoire.   Mer 30 Avr - 15:22

Spoiler:
 



Shaolan venait tout juste de me déposer sur le lit que déjà il se penchait vers moi afin de m'embrasser à nouveau. Je sentis le matelas s'affaisser sous une de ses mains, probablement qu'il perdait un peu l'équilibre et qu'il prenait appui sur le lit pour ne pas tomber sur moi... Il n'empêche que cela ne me gênerait pas plus que cela. Moi qui affectionnais tant d'importance à sa présence, un autre contact plus intime avec lui ne serait-il pas une nouvelle source de joie ? Enfin, là n'était plus la question. Car soudainement, un son étrangement rauque retentit à en faire trembler les murs de la pièce. J'écarquillais les yeux de surprise, balayant le Studio du regard... Mais je ne voyais que Mokona en train d'engloutir du chocolat volé dans le placard (Hey!! Non!!), assis tranquillement dans la lumière, le dos pelucheux appuyé sur l'encadrement de la fenêtre. Rien de suspect dans mon champ de vision. Étrange. Un autre son parvint alors à mes oreilles, et il me sembla un instant qu'il avait pour origine mon... Mon estomac? Le temps que je me rende compte que je n'avais rien avalé depuis belle lurette, je devins très rouge et me mis à balader mon regard partout dans la pièce pour faire comme si. Je n'osais pas m'hasarder sur le visage de Shaolan... Était-il aussi gêné que moi, ou bien était-il seulement hilare ? Je ne voulais même plus le savoir. Autrement, il est vrai que cela faisait bien longtemps que je n'avais rien avalé. J'étais en retard ce matin, et n'avais pas pris le temps de manger. Rien depuis hier soir en clair. Normal que mon ventre fasse un tel bruit dans de telles circonstances !! Peut-être me fallait-il prendre congé des baisers de Shaolan le temps d'un repas bien mérité.
Je n'attendis pas un troisième gargouillement, et demanda d'une voix timide que l'homme me laissa me lever. Il se décalais alors, veillant à laisser toute la place qui m'est nécessaire pour me lever, ce que je ne tardais pas à faire un instant de plus. Déjà mes pieds avaient été basculé du lit jusqu'au parquet, effleurant ceux de l'homme légèrement. Une petite poussée de mes bras et hop! Me voilà debout, à côté du lit où Shaolan se trouvait encore être assis. Je pivotais vers lui tout en replaçant correctement ma jupe (Grmblbl... Un peu trop court), et me penchais en avant jusqu'à son visage, où je déposais un baiser léger au lieu de quelques paroles inutiles, aussi court fut-il. Dans le cas contraire, je me serais bien excusée inutilement, mais j'avais de loin préféré l'embrasser. Je retirais dès lors ma tête en arrière et fis volte-face vers les placards à la recherche d'un quelque repas à préparer. Je ne savais pas si j'avais de quoi cuisiner quelque chose de bon, et j'ouvris les portières du meuble sans en connaître le contenu. Mais une voix m'interpela dans mon dos avant que je n'y fasse attention plus longtemps. En passant mon regard par dessus mon épaule, je vis Mokona en train de sautiller vers moi, l'air ennuyé :

- Sakura-Chaaan! J'ai faiiim! Allons manger au restaurant!
- Au restaurant? Je peux très bien préparer quelque chose, le restaurant coûte cher et je ne suis pas très riche... Excuses moi Mokona, mais je te promets de faire quelque chose de bon.
- Oui mais c'est que...

Je me retournais alors vers mes placards.


- J'ai déjà mangé tout ce qu'il y avait là-dedans!

Vides. Complètement vides. Enfin, façon de parler. Il y avait encore toutes les boîtes et tous les emballages, de toute la nourriture que je possédais. C'est juste qu'ils étaient tous aussi vides que mon regard à ce même instant. La pâte de haricot rouge, les nouilles, les sucreries, le riz, les conserves, les bocaux... Plus rien. Mon estomac hurlait sa tristesse par un gargouillement beaucoup plus sonore que n'importe quel autre, outrepassant tout ce que j'avais pu imaginer auparavant. Enfin, plus que de la déception, ce fut plutôt une véritable stupéfaction qui pouvait se lire son mon visage. Comment une simple peluche (de un, les peluches ne mangent pas), sans compter, un Soul Mod (de deux, eux non plus!), pouvait-il ingurgiter un volume de nourriture plus important que lui-même?! J'étais censée manger pendant presque deux semaines avec ces provisions... En plus, mon frigo est sûrement vide lui-aussi. S'il a pu avaler mon placard, il n'a pas dû se gêner pour faire de même avec lui. Je refermais les battants avec une lenteur dépitée, avant de me retourner vers Shaolan, dont la tête se trouvait maintenant être le perchoir du glouton de l'année. Ils me regardaient tous les deux avec un je ne savais quoi dans leur attitude qui me déprimait alors encore plus. Oui, je devais avoir l'air un peu pathétique avec ce sourire, comment dire... Crispé. Ah lala... J'avais beau adorer Mokona, l'impression qu'il allait me causer d'autres problèmes du genre ne me surpris pas le moins du monde. Bon, programme de cet après-midi : les courses! Mais avant... Je me rapprochais de Shaolan et m'assis à sa droite. Il avait les mains posées jusqu'à lors sur ses genoux, mais je m'enquis de les prendre dans les miennes et de les serrer tendrement. L'histoire du placard était déjà oubliée, et je souriais à nouveau pour l'homme que j'aimais. L'heure n'était plus aux étreintes, car il allait bien falloir que je m'absente afin d'aller acheter de quoi me nourrir. Et un petit extra en plus, j'irai au restaurant. Je n'aurai plus qu'à me serrer la ceinture pour finir le mois. Et je me voyais mal inviter Shaolan pour aller manger... A moins qu'il ne devienne visible aux yeux de tous, mais l'idée me parut mauvaise. La meilleure chose serait que j'aille faire mes achats seule. Il va y avoir foule en plus de cela, surtout si je me rends au ShopDiscount. Bon... Je ne savais pas s'il avait compris, mais il fallait que je lui dise au revoir. Déjà l'idée de me séparer de lui, ne serait-ce que pour quelques heures, me torturait horriblement. J'appuyais alors ma joue sur son épaule en soupirant, espérant qu'il comprendrait sans que je n'eus à le lui dire : je dois partir. Je lui laissais le choix. Ou il m'accompagnait, ou il allait vaquer à quelques occupations autre part, en attendant de nous retrouver à nouveau.

Un oiseau se posait alors sur le rebord de ma fenêtre, picorant les dernières miettes de biscuits avalés par le Soul Mod. Peu farouche, il ne s'envola que lorsque Mokona se jeta dans sa direction en hurlant. Le lion défendait sa nourriture, et finit les miettes sans l'oiseau. Mais qui a bien pu me refiler pareil ange gardien?

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